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C’etait l'automne

Et tu pensais, en rêvant, qui est cet homme qui arrive en sifflant
et avec des fleurs à l'heure de la sieste

à ma mère

Je retourne au silence blanc
de la maison rouge
et il fait jour.

Un enfant apparaît et boit
un apprenti d'homme
rêve, accumule des images,
garde dans sa poche
la silhouette d'un poisson fabuleux
traversant le ciel
de sa chambre, pour ce jour
incompréhensible
que la mort
l'a destiné.

Ce sont les jours
sans marques sur la peau
sans dueils au ciel
prévus dans l'âme
ni adultères
ni couteaux errant
sans direction
une aube insomnieuse
parmi des rues sans lumière
jusqu'à trouver
le profil devenu muet
d'un homme
un arbre
un enfant quelconque
perdu
dans un champ de vase
prédit trois ans au par avant
dans les yeux fiévreux
d'un mendiant.

Et que dire alors
de ce temps marqué
au fer   
par la couleur d’une
saison,
où ma mère cousait
en chantant
et où il n'y avait pas de rosée
sur les balcons
ni d’amulettes
ni d’oiseaux cloutés
aux cabines téléphoniques.

Elle était bleue la lumière
de la cour
au point du jour.

Et jaune la salle à manger
l’automne
et c'était chez moi.

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© 2009 Jorge Palma - labrador@jorgepalma.com.uy - www.jorgepalma.com.uy